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Association des victimes
d'infections nosocomiales
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Hôpital et infections

«Cette main tendue, soucieuse de porter le soin et le remède, est en hygiène, trop souvent, celle par qui l'infection arrive» (Dr Gilles Brucker, professeur en Santé Publique, Paris- 2008)

On parle souvent de C.difficile, de SARM etc. Ce sont des infections nosocomiales courantes dans nos hôpitaux. Il y en a d'autres. Les infections nosocomiales s'attrapent à l'hôpital ou au cours de soins de santé. Elles ne sont pas la conséquence de la maladie pour laquelle on vient se faire soigner.

70% sont transmises par les mains du personnel soignant.

La plupart de ces infections sont guéries avec les traitements antibiotiques appropriées. Les plus graves peuvent prendre des semaines et même des mois à guérir. Certaines sont mortelles. Toutes prolongent les souffrances du patient et nuisent grandement à sa qualité de vie même après la sortie de l'hôpital.

Pourtant ce sont des infections évitables dans un grand nombre de cas

Une stricte hygiène des mains permet d'en éviter au minimum 50%;  mains du personnel soignant mais aussi des patients, et visiteurs (OMS, avril 2012). Mais d'autres éléments sont également essentiels: les chambres individuelles avec salle de bain privée et un ratio infirmière/patient adéquat (les normes varient selon les pays, mais il existe des standards internationaux définissant le seuil de sécurité optimal).

L'hôpital Le Gardeur et le CHU de Sherbrooke ont réduit de 70 à 90% le nombre d'infections à SARM et à C.difficile.
Des chiffres semblables sont publiés dans des dizaines d'hôpitaux aux États-Unis et en Europe.

En France, le taux des ces infections est passée de 11% en 1996 à 4,9% en 2009.

Allemagne: 3,6%
Au Québec, le taux est de 11%.

Des coûts énormes chaque année. Estimation :

  • États-Unis, 30 milliards $US
  • France, à 6 milliards d'Euro (8 milliards et demi de $ canadiens)
  • Québec :  plus de 180 millions de $CDN -  ce chiffre est une estimation en raison de l'absence de statistiques précises.

 

Les coûts de la prévention sont de très loin inferieurs à ceux des traitements
En 5 ans, l'hôpital Le Gardeur (Région de Lanaudière, près de Montréal) a évité plus de 500 infections nosocomiales. Il a économisé 1.5 millions pour un investissement annuel de 200 000$ dans un programme d'hygiène des mains.

Elles sont un lourd fardeau pour nos hôpitaux québécois
Les infections nosocomiales aggravent les listes d'attente en prolongeant la durée d'hospitalisation.
Au Québec, chaque infection nosocomiale évitée permettrait d'hospitaliser 3 patients en attente d'un traitement depuis des semaines et souvent des mois.

Le danger augmente avec l'augmentation des bactéries résistantes aux antibiotiques- Un usage excessif des antibiotiques a eu pour conséquence le développement de résistances chez les bactéries. L'utilisation des antibiotiques dans l'industrie agro-alimentaire pour faire grossir les animaux plus rapidement est un facteur d'aggravation de ce risque. Plusieurs bactéries très courantes dans nos hôpitaux sont maintenant résistantes à certaines familles d'antibiotiques, rendant ainsi les traitements très difficiles. La prévention reste pour le moment la meilleure arme contre les infections nosocomiales.

La plupart des pays de l'Union Européenne ont fait de la lutte contre les infections nosocomiales une priorité de santé publique. Les taux de ces infections y sont beaucoup plus bas qu'au Canada.

Pour plus d'information sur ces infections, visitez le site www.advin.org

lutte contre les infections nosocomiales: la détermination farouche du Dr Didier Pittet

Halte à la résistance, sauvons les antibiotiques - Dr Jean Carlet

Evaluer les taux d'infections nosocomiales pour mieux les prévenir

La prévention des infections nosocomiales pour des mileux de soins plus sécuritaires 

TOUT CE QUE LE PERSONNEL D'HÔPITAL DEVRAIT FAIRE