On parle souvent de C.difficile, de SARM etc. Ce sont des infections nosocomiales courantes dans nos hôpitaux. Il y en a d'autres. Les infections nosocomiales s'attrapent à l'hôpital ou au cours de soins de santé. Elles ne sont pas la conséquence de la maladie pour laquelle on vient se faire soigner.
80% sont transmises par les mains de personnel soignant.
La plupart de ces infections sont guéries avec les traitements antibiotiques appropriées. Les plus graves peuvent prendre des semaines et même des mois à guérir. Certaines sont mortelles. Toutes prolongent les souffrances du patient et nuisent grandement à sa qualité de vie même après la sortie de l'hôpital.
Pourtant ce sont des infections évitables
Une stricte hygiène des mains permet d'en éviter au minimum 50%; mains du personnel soignant mais aussi des patients, et visiteurs
L'hôpital Le Gardeur et le CHU de Sherbrooke ont réduit de 70 à 90% le nombre d'infections à SARM et à C.difficile.
Des chiffres semblables sont publiés dans des dizaines d'hôpitaux aux États-Unis et en Europe.
En France, le taux des ces infections est passée de 11% en 1996 à 4,9% en 2009 : le meilleur taux en Europe.
Au Québec, le taux est de 11%.
Des coûts énormes chaque année. Estimation :
Les coûts de la prévention sont de très loin inferieurs à ceux des traitements
En 5 ans, l'hôpital Le Gardeur (Région de Lanaudière, près de Montréal) a évité plus de 500 infections nosocomiales. Il a économisé 1.5 millions pour un investissement annuel de 200 000$ dans un programme d'hygiène des mains.
Elles sont un lourd fardeau pour nos hôpitaux québécois
Les infections nosocomiales aggravent les listes d'attente en prolongeant la durée d'hospitalisation.
Au Québec, chaque infection nosocomiale évitée permettrait d'hospitaliser 3 patients en attente d'un traitement depuis des semaines et souvent des mois.
Pour plus d'information sur ces infections, visitez le site www.advin.org