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Le père de l'hygiène des mains : Dr Ignaz Semmelweiss

225px-Ignaz_Semmelweis_18601845, Vienne - Ignaz Semmelweiss était médecin à l'Hôpital général de Vienne dans les années 1845. Dans cet hôpital, les femmes pouvaient venir accoucher dans deux services : l'un tenu par des sages-femmes et leurs élèves et l'autre tenu par des médecins et les étudiants en médecine. Dans ce deuxième service, les infections puerpérales (contractées lors de l'accouchement) faisaient des ravages parmi les femmes. Plus de 80% en mouraient contrairement à l'autre service ou le taux de mortalité ne dépassait pas les 1 à 2%. Même les femmes pauvres qui accouchaient dans la rue ne connaissaient pas un tel taux de mortalité.

Depuis 1840, les étudiants en médecine étudiaient l'anatomie en pratiquant des dissections sur des cadavres, alors qu'auparavant, ils se contentaient d'étudier dans les livres. Semmelweiss constata que le taux de mortalité dans le service d'accouchement tenu par les médecins avait considérablement augmenté depuis cette nouvelle manière d'étudier. Il observa également que les étudiants et les médecins passaient directement de la salle de dissection à la salle d'accouchement.

Il eut donc l'intuition géniale que les mains de ces étudiants et médecins étaient le vecteur des fièvres, qu' « un agent invisible était transporté des cadavres jusqu'aux jeunes mères ». Il eut ensuite l'idée de faire pratiquer aux étudiants le lavage des mains avec une solution de chlorure de calcium. Le taux de fièvres puerpérales baissa alors de manière considérable. Pourtant personne ne le crut malgré l'évidence des résultats. Ses détracteurs furent nombreux et notamment l'ordre des médecins. Semmelweiss fut révoqué. Personne ne voulait croire à « l'invisible ».

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Quelques trucs dans la vie quotidienne

Dans un environnement sale, des mains propres vont immédiatement se recontaminer. Nettoyer notre environnement contribue à une bonne hygiène :
  • Nos bureaux et tous les objets qui les encombrent sont souvent mal nettoyés et les microbes y pullulent ainsi que la poussière. Prendre le temps de nettoyer ces objets, contribue à créer un environnement plus sain pour votre santé. 
  • N’oubliez pas de nettoyer régulièrement votre téléphone cellulaire, votre ordinateur portable, vos téléphones et télécommandes etc., en fait tout ce que vos mains touchent régulièrement. Certaines bactéries peuvent survivre longtemps dans l’environnement. Pour ces objets, un tampon d'alcool fera très bien le travail
  • Laver et éplucher les fruits, ce qui permet de diminuer par 10 le risque d'ingérer des pesticides. En effectuant un épluchage " radin ", on conserve tout de même un maximum de vitamines.
  • Avoir une excellente hygiène dentaire : se brosser les dents soigneusement après chaque repas et ne pas oublier de changer de brosse à dents régulièrement.Un patient hospitalisé doit également prendre grand soin de son hygiène de bouche, un lieu privilégié par les germes.
  • Baisser le couvercle des toilettes avant de tirer la chasse d'eau, pour éviter de pulvériser des germes dans toute la pièce.
  • N'utiliser son mouchoir qu'une fois. Si l'on conserve un mouchoir usagé dans sa poche, les germes se multiplient d'autant plus vite qu'il fait chaud. Inévitablement, lorsque l'on se mouche la fois suivante, on se réinfecte.
  • SÉCHER vos mains est aussi essentiel. Les papiers essuie-tout, ou une serviette à usage unique, sont très efficaces et éliminent la plupart des bactéries


Comment laver du linge qui a été en contact avec une personne contaminée au C.difficile?

La réponse est particulièrement importante pour le personnel hospitalier qui doit prendre soin de son uniforme et en particulier le laver à la maison

«L'eau chaude avec du savon ne permettent pas de tuer les spores de C.diff. Toutefois, il est toujours mieux de laver que de ne rien faire! En fait, le mieux pour la lessive des uniformes est l'eau de javel à 1% car elle permet de tuer les spores, peu importe que ce soit une souche résistante aux antibiotiques ou non. C'est d'ailleurs le meilleur moyen de désinfecter les chambres des hôpitaux lors d'épidémies.

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